Du 07 au 24 juillet – Des Geysers de Tatio à Sucre

Terminé les Geysers de Tatio … on reprend la direction de Calama. Après quelques km déjà des difficultés … neige, cailloux, sable se relaient et plus on avance plus ça se complique. Allez, demi-tour, on va reprendre le même chemin qu’à l’aller c’est plus long mais c’est plus sûr ! Début d’aprem on est à Calama, on fait remplir notre bouteille de gaz et on passe au garage vérifier nos amortisseurs : A priori rien à signaler ! Magnifique bivouac sur un parking de supermarché ! Lundi en route pour Iquique. On fera une petite pause à Chuquicamata la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du Chili, 1er exportateur mondial. Le balai des gigantesques camions à descendre dans cet énorme trou est incessant !

On poursuit jusqu’à la Tirana ou va avoir lieu une énorme fête religieuse … on doit peut être y retrouver Arnaud et Hélène avec qui nous avions débuté notre périple à Buenos Aires. A l’entrée de la ville, les carabineros chilien nous contrôlent et notamment l’alcool, interdit par décret cette semaine. On le laisse fouiller notre frigo ou il trouve 2 ou 3 canettes mais pour le reste pas question de lui dévoiler notre réserve surtout qu’on vient tout juste de faire le plein ! En partant les 2 policiers nous informent que si de l’alcool est trouvé dans le véhicule lors d’un contrôle on risque quelques problèmes et une forte amende, de l’ordre de 5000 Dollars ! Oups ! Difficile de faire marche arrière … on s’arrête un peu plus loin pour planquer un peu mieux notre stock : Champagne, vin, bières, Rhum …. merde, mais ou va-ton planquer tout ça ? Bon on met ça dans le petit coffre extérieur, sous le CC car peu visible. Mais au moment ou je suis en train d’essayer de tasser  un gros sac dans le petit coffre, j’aperçois une patrouille de police, petit moment de panique … j’ai tout juste le temps de refermer et de faire semblant de regarder ma roue arrière … elle passe mais c’était sans compter sur la deuxième patrouille que je n’avais pas vu arriver dans mon dos, grosse montée de stress, je ne sais pas depuis combien de temps elle est là à m’observer, elle roule au ralenti le gyrophare allumé ! Je me demande déjà comment on va pouvoir expliquer ça et surtout le trou de 5000$ dans le budget!?! En pleurs

Après quelques secondes qui nous paraissent une éternité tout ce beau monde s’éloigne …. Pfffffffffffffff !  Bon autant vous dire qu’on n’a pas trainé dans les parages, stock d’apéro ou fête de la vierge, notre choix fut vite fait … on préfère garder nos “louzous” ! Dans la soirée nous arrivons à Iquique, on se gare face au Pacifique à coté du paint ball , pas mal le bivouac pour une grande ville.

Calama (11)Plage Iquique (2)Iquique (3)Iquique (8)Iquique (5)

On s’interroge toujours sur l’état de nos amortisseurs, les bruits dans le châssis semblent s’amplifier ces derniers temps. Je passerais les 2 jours suivants sous le camping car à nettoyer les restes de sel d’Uyuni et surtout à regraisser l’essieu arrière. Les enfants profiteront de la plage et des rochers au pied du camping car. Samedi après un petit roulage de 10 km en ville tous les bruits on disparu comme par enchantement …. donc finalement nos amortisseurs se portent bien … cool on va repartir beaucoup plus sereins ! A la sortie d’Iquique nouveau contrôle policier : Vous allez à La Tirana ? – Non c’est bon on a eu notre dose ! – Car si vous y allez faut vous faire vacciner contre la grippe aviaire ! – Non sans blague ? Mais c’est quoi cette teuf ? pas d’alcool et grippe aviaire … non merci ! Direction Arica autre ville côtière à la frontière chilio-péruvienne. Là encore un joli bivouac face au Pacifique devant le club nautique de la ville ou on nous accueille très chaleureusement … eau,  clef wifi et accès aux jeux du club pour les enfants ! La ville est très agréable et la vue du camping car va bien aussi : Face au port de plaisance avec des tas de pélicans et d’otaries à quelques mètres !

 

Arica (3)Arica (11)Arica - Chili (1)Arica - Chili (4)

 

Nous voilà près à remonter en Bolivie ! Une première nuit à à Putre à 3200m pour s’acclimater. Les garçons trouveront des copains sur la place du village pour jouer au babyfoot et au ping pong. Le lendemain c’est une ascension à 4600 mètres pour atteindre le lac Chungara. Le paysage est magnifique et quelques flocons de neige font leur apparition. On stationne sur le petit parking de la maison des guardaparques pour la nuit. La neige continue de tomber, au début on trouve cela plutôt drôle pour un mois de juillet alors qu’en France c’est la canicule. Au petit matin il neige toujours et il y a déjà une bonne dizaine de cm au sol. Même si c’est très beau on s’inquiète un peu … plus un seul véhicule ne passe sur la route, les guardaparques sont incapables de dire si ça va durer 2h ou 2 semaines ! Vachement rassurant ! Du coup on sort les chaines, c’est plus prudent. 1h30 plus tard elles ne sont toujours pas installées, et oui, on a changé nos pneus et comme nous n’avions pas trouvé la même taille que la monte initiale les chaines ne vont plus … manque pas grand chose mais il manque quand même, impossible de les fermer et mes petits doigts sont de plus en plus congelés.  Tout cela se termine par une bonne vieille sangle à cliquet de chaque coté, nous n’avons pas beaucoup d’autres solutions ! On roule quelques dizaines de mètres, on remet 2 ou 3 clics et c’est parti. On fait les 10 km qui nous séparent de la Bolivie à la vitesse d’un escargot mais au fur et à mesure qu’on avance c’est le soulagement, il y a de moins en moins de neige ! Comme souvent les nuages sont stoppés par la cordillère … on se souviendra de notre dernière journée au Chili !

 

Putre (2)Lago Chungara (7)Lago Chungara (17)Lago Chungara (19)Lago Chungara (21)Lago Chungara (13)Lago Chungara (9)Lago Chungara (15)Lago Chungara (11)Lago Chungara (12)Lago Chungara (23)Lago Chungara (29)Lago Chungara (27)Lago Chungara (36)Lago Chungara (32)

 

2 heures à la frontière et nous voilà sur la route du Sajama le plus haut sommet de Bolivie. Le paysage nous fait vite oublier les tracas du matin, en route pour un bivouac près des aguas calientes. On embarque 2 auto stoppeurs français, c’est bizarre ils sont au milieu de rien avec juste un tout petit sac pour 2 : En fait il nous raconte qu’ils retournent à leur hôtel car la veille ils se sont perdus dans les montagnes et se sont retrouvés coté chilien sans être passé par les postes de douane. Ils ont surtout eu la chance de trouver une habitation pour la nuit car les températures négatives à cette altitude et sans équipement ne pardonnent pas et la chance de pouvoir joindre rapidement le consul de France qui leur a éviter une reconduction directe à l’aéroport ! Après une petite pose déjeuner dans le village on poursuit quelques km pour bivouaquer au pied du Sajama. Au fur et à mesure que l’on approche on sait que l’on ne sera pas seul, un camping car semble déjà garé … mais oui on reconnait rapidement le Dodge d’Adrien et Fred ! Quel plaisir de se retrouver à l’ improviste ! On échange sur nos dernières semaines, nos coups de cœur, nos péripéties, l’état des routes, les rencontres, tout ça bien sur autour d’un petit apéro …

Dimanche, malgré le vent, le sable et le froid on fera quand même un asado. Les aguas calientes serviront uniquement à la lessive, vu la tempé extérieure personne n’a le courage d’y aller. Une soirée crêpes pour se réchauffer et au lit ! Nuit ultra froide et venteuse on n’a pas beaucoup dormi ! On envisageait de dormir une nuit de plus mais dans ces conditions météorologiques et à 4200 mètres ça rend les ballades difficiles. Donc on lève le camp et on quitte les copains … Nous prenons la direction de Sucre et ils se dirigent vers La Paz.

 

Sajama (1)Sajama (3)Sajama (5)Sajama (6)Sajama (7)Sajama (14)Sajama (11)Sajama (23)Sajama (25)

 

Lundi c’est route, rien de spécial j’ai la bonne idée de respecter les limitations de vitesse notamment en agglo, la police bolivienne était là avec son radar ! On s’arrête à Caracollo pour la nuit. Mardi on reprend la route et on se renseigne plusieurs fois aux péages pour savoir comment est la ruta 6 pour Sucre “todo asphlato” super! On bifurque à gauche ! Après 40km et une traversée de village rocambolesque nous voilà à un nouveau péage. Quand on dit qu’on se rend à Sucre le jeune préposé ouvre de grands yeux: ”vous savez qu’il y a au moins 150 bornes d’une piste très difficile avec beaucoup de pierres et de beaux dénivelés ? Bah non, on nous avait dit “todo asphalto hasta Sucre ! “Non non je vous conseille de faire demi tour et de passer par Potosi !” Décidément la réputation des renseignements Boliviens n’est pas une légende. Donc demi-tour, ça agace toujours un peu le chauffeur sur le coup, surtout qu‘il va falloir repasser la rivière de boue et retraverser le village et sa circulation anarchique. 17 heures on décide de se poser à Tarapaya juste un peu avant Potosi pas le courage d’ affronter le ville aujourd’hui. Mercredi 10 heures, départ du bivouac mais nous mettrons une heure à faire les 20km qui nous séparent de Potosi sans trop savoir pourquoi. Un stop en ville pour faire le remplissage de gaz et on quitte Potosi. Nous aurons le plaisir de déjeuner dans une petite gargote sur la route : une bonne soupe comme d’ habitude et un plat de riz pour 3 euros à 4. les gens sont comme souvent très accueillants et posent plein de questions. 16h30 nous voilà enfin à Sucre

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